En mars 2022, le gouvernement a décidé de garder des centrales en activité. N’est-ce pas trop tard ?

L’accord de gouvernement du 30 septembre 2020 précise l’ambition des autorités de sortir du nucléaire d’ici fin 2025, conformément à ce qui est stipulé dans la loi de 2003 approuvée par le gouvernement de l’époque. C’est seulement si la sécurité d’approvisionnement devait être menacée que l’on pourrait envisager la prolongation des deux centrales les plus récentes, Doel 4 et Tihange 3.

Le 18 mars ENGIE a pris connaissance de la décision du gouvernement belge de faire évoluer sa politique énergétique, dans les circonstances géopolitiques actuelles, en prolongeant le nucléaire jusqu’en 2035.

ENGIE apportera son concours à cette réflexion, en étudiant avec le gouvernement la faisabilité et les conditions de mise en œuvre des solutions envisagées à ce stade. 

La décision de prolonger les centrales de Doel 4 et Tihange 3 soulève en effet des contraintes importantes de sûreté, de régulation et de mise en œuvre, d'autant que cette prolongation interviendrait alors même que les activités de démantèlement sur des unités voisines auront commencé. Elle présente ainsi un profil de risque qui dépasse, par son caractère imprévisible et par son ampleur, l’activité normale d’un opérateur privé. Le schéma retenu devra permettre un alignement structurel des intérêts des parties prenantes ainsi qu'un partage adéquat des risques et des opportunités.

Entre-temps, notre mission principale reste la production sure et fiable d’électricité ainsi que la préparation professionnelle de l’arrêt et du démantèlement de nos centrales nucléaires.